AG de l'Association des Apiculteurs des Îles Loyautés

- mardi 16 février 2016– Case de l'Entreprise, Lifou -

 

 

Étaient présents  :

Adèle Ehnyimane

Antoine Barnaud (PIL)

Didier Hace (UCPA)

Edmond Sihazé

Katan Wakaita

Ludovic Verfaille

Mako Xuma

Martial Ehnyimane (PIL)

Patrick Leblanc

Udrun Ita

Waeren Wayewol (UCPA)

Wako Sinemaja

 

Absent excusé  : Jean-Pierre Hnawia

 

Sur les 17 adhérents de l'association, 6 étaient présents (en italique ci-dessus). Le quorum de 9 n'étant pas atteint, le renouvellement du bureau ne peut se faire à cette occasion.

La concordance de l'AG avec la rentrée scolaire n'a peut-être pas facilité la présence de plus d'adhérents, d'autre part un système de procuration serait utile d'être mis en place pour les apiculteurs de Maré et d'Ouvéa.

 

La séance commence à 9h, menée par le secrétaire.

 

 

Ordre du jour :

  1. -bilan moral et financier de l'année 2015

  2. -préparation en commun du programme 2016

  3. -point sur la miellerie commune (Waeren)

  4. -temps de parole pour le CPA (Mako)

  5. -le mot de la PIL (Martial et/ou Antoine)

  6. -avancement du projet d'analyses de miel

  7. -les visites sanitaires

  8. -élection du nouveau bureau

  9. -cotisations

 

 

 

 

  1. -bilan moral et financier de l'année 2015

  • Participation aux manifestations de l'année

  • 25 et 26 avril 2015  : fête de Dumbéa au parc Fayard  (Charlotte)

  • 17 juillet  : journée de vente du Marché des Producteurs (Wako, Pat et Ludo)

  • 30 juillet  : Jeudi du Centre-Ville des Îles Loyautés (Wako, Pat et Ludo)

  • 13 août, Foire de Bourail  : participation au concours de miels. (concours «  toutes fleurs  »  : 1er Patrick, 2nd Adèle  ; concours «  forêt  »  : 3ème Adèle)

  • 28 au 30 août: participation à Wetr e La, Fête du Santal et du Miel, avec 12 apiculteurs des 3 Îles.Organisation d'un quiz avec les 5 collèges, d'un concours de miel, participation a un concours de recettes au miel, démonstrations (ruche pédagogique, confection de cire gaufrée)

  • 16 au 18 octobre  : fête de la Vanille à Mou ( Wako, Patrick, Ludo)

  • 13 au 15 novembre  : fête de la mer à Goro (avec le Marché des Prods  : Wako, Patrick, Ludo)

  • 12 décembre  : fête du Letchi à Hnacaom (Wako et Patrick)

  • 19 décembre  : Marché des Producteurs à Bio D'Zyles (Wako, Patrick, Ludo)

  • Déplacement des apiculteurs de Maré (4  : Marie-Eve, Yann, Louis, Ua+1 observatrice auto-financée) et d'Ouvéa (2  : Benoît, Nestor) la semaine précédent Wetr e La  : visite de la miellerie, réunion avec le service de l'Environnement de la PIL sur le nouveau Code de l'Environnement, visites de 7 apiculteurs de Lifou, hébergement et bonne humeur chez Adèle et Udrunë

  • Participation à la réflexion technique de la filière

  • 2 juillet  : commission apicole de la CANC sur le traitement des cires

  • 23 juillet  : CoTech CPA et CoTech RESA (via Skype)

  • Confection de 5 posters personnalisés (fin de la convention 2014)

  • Bilan financier
    -présenté par Adèle-

  1. -préparation en commun du programme 2016

  • Proposition  : déplacement des apiculteurs de Lifou et d'Ouvéa vers Maré, à l'occasion de la fête du Wajuyu en novembre ou d'un événement autour du miel chez Albert et Nana Yewie (Hnadid, Wakoné)  ? Séjour organisé par les apiculteurs de Maré...
    La foire des Îles a lieu cette année à Lifou, les apiculteurs d'à côté sont bien sûr bienvenus, l'organisation étant portée par les comités de foire respectifs de chaque île.

  • Poursuite et intensification du programme d'analyses de miel

  • confection d'affiches, tracts et messages radio sur la protection sanitaire des Îles Loyauté

Antoine rappelle que le budget alloué cette année par la PIL à l'association est de 900 000 F.

 

Il remarque que l'association repose sur les épaules d'un petit nombre de membres actifs, et s'inquiète que ceux-ci s'épuisent et abandonnent, ce qui fragiliserait l'association.

Pat et Ludo répondent que leur participation presque systématique aux événements touristiques se fait par plaisir, et aussi du fait que c'est leur principale source de subsistance. Maintenant, les manifestations étant nombreuses, ils ne seront pas forcément là à chaque fois. Le miel de l'UCPA est souvent représenté aussi, directement ou via la Maison de la Vanille.

Ludo précise que l'organisation autour de la miellerie collective ne favorise pas la participation des apiculteurs aux événements, puisqu'ils n'ont pas de miel à vendre.

Waeren remarque que certains producteurs de vanille rachètent des gousses à la Maison pour les revendre  : ça pourrait fonctionner de même avec le miel.

Mako voit l'engouement grandissant des Loyaltiens dû à la sensibilisation au moment de ces événements qui représentent la filière et la diversité des produits dérivés.



  1. -point sur la miellerie commune (Waeren)

 

L'UCPA a 2 principaux clients  : la Maison de la Vanille qui touche beaucoup de touristes et un client unique à Nouméa.

 

Katan regrette que Didier ne soit disponible que les mardis et jeudis pour les extractions, les demandes affluent en fin d'année (novembre à janvier  : moment de la grosse miellée).

Waeren souhaiterait que les extractions soient plus étalées dans le temps (février voire mars).

Mako rappelle que la grosse miellée est assez concentrée.

Ludo explique qu s'il y a trop d'attente pour extraire, les ruches essaiment avec une bonne moitié du miel.

Waeren évoque des problèmes de plannings, il est difficile d'anticiper. À l'UCPA, seuls Didier et lui sont à plein temps (les autres sont à mi-temps). Il arrive que certains apiculteurs annulent l'extraction au dernier moment, cela prends trop de temps d'aller récupérer les caisses de récolte et prévenir un autre pour faire une récolte en urgence.

Ludovic trouverait logique que ceux qui se comportent ainsi sans raison valable ne soient plus prioritaires.

Antoine évoque la possibilité d'embaucher à la journée des apiculteurs comme saisonniers pour faire des extractions.

Waeren adaptera le planning de fin d'année pour que Didier soit plus disponible pendant le «  coup de bourre  ».

 

L'année 2015 a été exceptionnelle  :

2013

2014

2015

3 apiculteurs

3 apiculteurs

10 apiculteurs

(1 à 5 extractions chacun)

150 kg miel récolté

255 kg miel récolté

1638 kg miel récolté

(mi-février  : la moitié est déjà vendue)

Mako observe qu'à chaque session de formation conduite du rucher, au moins 4 apiculteurs arrivent sur le marché 2 ans après.

Waeren est satisfait du bon travail de Didier. Il n'y a pas de problèmes de qualité du miel.

Ludo propose que Didier participe à des ouvertures de ruches, divisions, récoltes  : sa compréhension plus complète affinera encore ses compétences en aval.

Au niveau de la Province, le tonnage annuel estimé serait de 14 tonnes (dont 11 pour Lifou, 3 pour Maré, 1 pour Ouvéa)

 

Pour le magasin, le seul référent est Didier. Les achats ne se font qu'en sa présence (le reste du personnel ne connaissant pas forcément le prix des articles ni ne notant les achats, cela cause des soucis de gestion ensuite).

Un kit ruche coûte 16900 F.

Katan remarque qu'il manque souvent du matériel. La demande locale se renforce.

Mako explique que le fournisseur (Stéphane d'Apis Diffusion)a eu des soucis de container qui se sont répercutés sur toutes ses commandes.

 

Concernant le gaufrier toujours non fonctionnel, Antoine précise que la SODIL (dont dépend l'UCPA) est une entreprise à part entière  : elle peut sur fond propre changer son matériel et pourquoi pas acquérir un deuxième gaufrier.

Ludovic propose une solution très économique (même si peut-être moins parfaite)  : refaire par nous-même le revêtement silicone défectueux, avec du silicone alimentaire. Yann et Marie-Eve se sont réalisés leur gaufrier en moulant un cadre plastique.

Patrick a une pratique régulière du silicone pour faire les moules de bougies et se propose d'aider à ce chantier. Une boîte de silicone coûte 5000 F, 2 devraient suffire.

Mako prévient toujours les nouveaux apiculteurs de conserver leurs blocs de cire pour les transformer en plaque plus tard

Il est rappeler que outre l'importance sanitaire de recycler nos cires, les abeilles les préfèrent aux cires importées.

 

  1. -temps de parole pour le CPA (Mako)

  • Il y a 3 nouveaux ASA à Lifou (Adèle, Caletrë et Katan) et 3 ASA à Maré (Marie-Eve, Joce et Yann), tous validés. Le RESA va pouvoir tourner, il faut continuer aussi à déclarer les ruchers

  • Côté formations, ce dimanche 10 nouveaux apiculteurs (sur les 20 présents à l'initiation) partent en formation «  conduite du rucher  ». Le perfectionnement aura lieu en septembre.

  • Romain vient sur Lifou du 29 février au 2 mars pour le programme de suivi génétique de l'abeille noire. Le travail se fera avec ceux qui ont suivi la formation d'élevage de reines, pour rappeler le greffage et être en mesure de diffuser des reines par la suite pour remplacer les reines hybrides.
    Une fois toutes les reines métisses supprimées dans un rucher, le phénotype «  abeilles noires  » reprends le dessus en 5 ans.

  • Côté suivi technique, ça concerne 36 apiculteurs qui ont suivi la conduite du rucher, 50 en comptant les nouveaux.
    Le problème est souvent le manque de matériel et de cire pour ceux qui s'installent, le bricolage (ruches en contre-plaqué) a ses limites (cas de Véronique par exemple).

 

 

  1. -le mot de la PIL (Martial et/ou Antoine)

Martial fait le point des dossiers récemment passés  : pour Véronique c'est OK, ainsi que pour Sihaze, Passa et Malakai. Les autres kits sont en cours, il y a eu un point en janvier avec le responsable des finances.

Beaucoup de personnes se lancent sans formation, on va avoir besoin d'une seconde session «  conduite  » sur Lifou

Sur les 20 personnes qui ont fait l'initiation en septembre, 10 partent ce dimanche et 4 vont rejoindre la session des Maréens.

En 2015, 1 kit a été monté à Maré et 4 à Lifou. Les finances provinciales baissent, cependant le montage de dossier est maintenu. L'attribution des aides se fait par arbitrage des Élus, avec une répartition équitable par île.

 

Antoine rapporte que les élus sont sensibles aux chiffres stratégiques de la filière (indicateurs économiques  : nombre d'apiculteurs installés, tonnage de miel, chiffre d'affaire) pour leurs prises de décision, mais aussi sur le dynamisme affiché par les apiculteurs dans les événements «  vitrine  » de grande affluence, et tout ce que fait l'association .

Martial précise que contrairement à l'arboriculture, l'apiculture est une très jeune filière

 

Antoine rapporte que la filière a beaucoup de chance, mais qu'elle est fragile du côté sanitaire, avec la loque américaine sur la Grande-Terre et le Varroa à Efaté. Il y a un besoin que la formation suive .

Ludo surenchérit en précisant que tous ceux qui passent dans les mains du CPA sont bien conscients, le danger vient potentiellement de ceux qui se lancent sans formation, et aussi de la reprise des rotations du bateau de la CMI sur le Vanuatu.

Mako souhaite de passer de 2 à 3 sessions de formation «  conduite du rucher  »

Antoine revient sur le projet de l'association de faire des flyers et des affiches de sensibilisation pour les points d'entrée, et pourquoi pas quelques messages radio (sur le modèle de la lutte Bunchy Top). Il y a des crédits pour ce type d'action (photocopies et messages).

Ludo répond que ça pourra se faire rapidement. Katan se joint au projet.

 

  1. -avancement du projet d'analyses de miel
    Les 13 prélèvements de décembre 2014 ont été divisés en 2  : un lot envoyé par le CPA au CETAM en Lorraine, qui n'est jamais arrivé à destination, et un lot envoyé par nos soins au CARI en Belgique. La mise en ?uvre a été très longue, notamment avec le SIVAP pour le laisser-passer sanitaire. Malgré le soin apporté à l'emballage, 3 pots se sont cassés en route. Nous avons reçus les résultats mi décembre, et avons travaillé dessus avec Pauline Baudhuin de la CANC (travail sur les signes de qualité). Au bilan  :

  • nos apiculteurs ont bien travaillé  !! Les 10 échantillons ont moins de 18% d'humidité (19% max en milieu tropical), et le HMF, témoin de la dégradation du miel par la chaleur, est correct pour tout le monde (sauf l'échantillon d'Ouvéa, vieux d'un an et demi)

  • tous les miels analysés sont «  riches en polyphénols  », ces anti-oxydants bénéfiques pour la santé  !
    Antoine demande quelles sont les normes, la richesse moyenne observée ailleurs.

  • La caractérisation organoleptique (description du goût et de l'odeur) va nous faire progresser  : penser à mettre de côté un autre pot que le prélèvement pour la prochaine campagne  !

  • La détection des pollens (origine florale des miels) est bien sûr incomplète  : le labo nous propose de travailler ensemble (envoi des fleurs butinées, restitution des photos de pollens locaux pour faire progresser la connaissance de nos arbres)

  • l'absence de pollen de niaouli (sauf dans un p'tit coin de Wabao) et le rapport fructose/glucose sont de bons marqueurs pour certifier que c'est un miel des îles.

  • Projet de travail en commun avec le CPA, qui ferait analyser les miels de Grande Terre, pour faire progresser le schmilblick

  • nous souhaitons intensifier la campagne d'analyses  : inclure Maré, faire 2 campagnes dans l'année

Après présentation du plan, il est décidé de lancer rapidement une campagne de collecte, en se fournissant notamment auprès de l'UCPA et des autres apiculteurs, d'acheter des pots de 250g en plastique auprès de Patrick pour les envois. L'autre campagne aura lieu en début de saison (août). Maré et Ouvéa seront bien sûr inclus.

 

 

-les visites sanitaires
3 nouveaux ASA ont rejoint l'équipe  : Caletrë, Adèle et Katan.
Le plan de visites est cependant au point mort, les ASA étant occupés sur leur propre rucher lors de la période d'ouverture des ruches.
Nous allons tenter une campagne en mai-juin, à la reprise des floraisons, avec forte incitation des apiculteurs à participer.

Mako rappelle que ces visites se sont toujours avérées bénéfiques, l'occasion d'avoir un recul sur son rucher et de partager plein de connaissances.

Antoine rappelle que c'est une des conditions indispensables de la connaissance du statut sanitaire, pour espérer ouvrir les portes de l'export dans les années à venir.

-élection du nouveau bureau
reportée à une prochaine AG faute de quorum

 

-cotisations
Point sur les cotizes 2015, lancement des cotizes 2016

 

-Questions diverses

  • plateaux plastiques aérés  : Ludo s'inquiète de la généralisation de ce type de matériel, l'aération n'étant pas favorable aux îles.
    Patrick remarque qu'en général, les ruches marchent très bien avec les plateaux pleins  ; maintenant, il n'a pas remarqué de gros soucis depuis qu'il utilise les nouveaux plateaux.

  • Mako aborde aussi le sujet des couvre-cadres en bois compressé  : les abeilles le dégradent rapidement, on retrouve des copeaux partout dans les ruches.

  • Waeren indique que le Marché Broussard est une bonne adresse pour écouler le miel
    Encore faut-il avoir assez de stock et de temps pour y participer.
    Ludo remarque qu'avec la baisse de budget, le Jeudi du Centre-Ville des Îles ne sera peut-être pas maintenu, au profit de la «  Vitrine des Îles  » qui aura lieu fin avril à la gare maritime  . Ce qui arrange nettement moins les apiculteurs, en plein creux de production.
    L'idée était venu d'envoyer une délégation des Îles à la Foire de Bourail, sachant qu'il faut prévoir du stock pour tenir 3 jours...

  • Antoine rappelle que la PIL est là pour financer des projets (ce qui peut être très long, du fait du contrôle de l'argent public), mais aussi pour aider à trouver d'autres sources de financement, par exemple  :

    • le Consulat de Nouvelle-Zélande, avec son fond HOMF (aide jusqu'à 300 000 F)

    • l'ADIE, dynamique et très réactive,

    • les Nickels de l'Initiative de la SLN,

    • la fondation des frères Dang,

    • la DIA (aide à l'installation de l’État)

  • Martial et Mako vont fournir à Ludo les numéros de mobilis des apiculteurs, pour faciliter le contact de tous pour la prochaine AG.

 

La séance a pris fin à 12h15, le secrétaire remercie la présence de tous  !



Oleti atraqatr  !
Cioreon  !
Oleti ganemen, massi faga efa  !!