AG de l'Association des Apiculteurs des Îles Loyautés

- vendredi 6 mai 2016 – Case de l'Entreprise, Lifou -

 

 

Étaient présents  :

Barnaud Antoine

Boula Jean-Louis

Ehnyimane Adèle

Ehnyimane Martial

Hnawia Jean-Pierre

Passa Noël

Read John

Usike Jules

Verfaille Ludovic

Wangane Pierre-Benoît

Xuma Philippe

 

Le président ouvre la séance vers 9 h et remercie les personnes qui ont osé venir, malgré le pont...

 

Huit adhérents à l'association étaient présents, accompagnés de 3 fidèles accompagnateurs de la filière. Le quorum n'a pas besoin d'être atteint, du fait du report de renouvellement du bureau en février dernier.

 

Pour les absents, une lecture de ce qui s'est dit lors de l'AG de février, ce qui a soulevé les commentaires suivants  :

 

 

 

Phil  : il y a environs 50 apiculteurs à Lifou, 13 à Maré et 2 à Ouvéa, soit 800 ruches dans les îles. Il y avait 20 stagiaires en septembre, en refusant du monde  : l’idéal serait de faire 2 sessions de 15 stagiaires maximum. A Maré, il y a eu seulement 6 stagiaires. Le problème à Maré est l’approvisionnement en matériel.

 

Martial  : pas mal de dossiers sont passés. Pour ceux qui ont suivi une formation, il faut passer à la PIL pour monter un dossier (matériel).

 

Antoine  : c’est une des filières les mieux financées. Elle se développe, le cadre est sérieux, c’est une filière qui marche. La miellerie commune n’a pas été surfinancées (pas d’apport de la PIL depuis sa création il y a 3 ans). C’est un outil qui tourne, qui est utile sans être obligatoire.

Le coût du transport, du matériel, est cher dans un compte de résultat de petite exploitation apicole.

La convention entre la PIL et le CPA a très peu baissé, il y a un travail dans l’ombre à valoriser.

L’association est dynamique.

Il y a une aide à la production  : la PIL paye une prime lors de la livraison de miel à la miellerie, cela correspond à une aide à la trésorerie.

Le côté sanitaire de la filière est très important.

En 2016, l’association des apiculteurs a reçu 10% de subventions en moins qu’en 2015. Il faut faire le bilan financier avant novembre.

 

Pierre-Benoît  : il faudrait une aide pour qu’une association de personne puisse avoir un gaufrier et faire de la cire  ?

Martial répond que la PIL aide pour des micro-projet à hauteur de 150000 F, un an après une aide plus conséquente peut être demandée (projet structurant).

Jean-Pierre précise qu’à la miellerie il y a eu la mise en place d’un magasin, et qu’elle est équipée d’un gaufrier.

Philippe rajoute que le vendredi on peut amener ses cires noires, qu’il y a un travail à façon (l’apiculteur récupère 50% de ses cires sous forme de plaques de cire gaufrée).

 

Pierre-Benoît partage un découragement pour les déplacements vers la miellerie.

Noël Sawaza demande que le gaufrier de la miellerie soit réparé, et que l’achat de matériel apicole soit aidé à 30%.

Ludo rappelle que le gaufrier peut être réparé avec les moyens du bord (silicone alimentaire). Quand au prix d’une ruche, ce n’est pas si cher que ça par rapport à ce que ça rapporte.

Antoine précise que l’UCPA est équipée d’un fondicire à bain d’huile, qui permet un traitement de la cire en cas de maladies.

Noël demande que la PIL paye 30% du prix des ruches.

Antoine précise que la PIL finance la SODIL, l’ERPA, les kits et les projets.

Pierre-Benoît demande s’il faut aller chercher les caisses de récolte soi-même avant les extractions, ce que confirme Philippe.

 

Noël est volontaire pour être saisonnier à l’UCPA.

Philippe précise que Didier a besoin d’aide pour la désoperculation, de cette manière il est le seul à manipuler le matériel d’extraction. Waeren a annoncé que pendant la saison de récolte, il y aura 3 jours d’extraction par semaine au lieu de 2.

Adèle rappelle qu’il faut bien respecter l’hygiène pendant l’extraction.

 

Ludo se réjouit que la filière soit si réactive, qu’elle s’adapte aux besoins et qu’il y a de l’entraide.

Jean-Pierre se rappelle du voyage sur la Grande Terre, où nous avons vu que chacun avait son matériel personnel  : nous avons choisi la bonne voie.

Philippe regrette qu’il n’y aie pas assez d’apiculteurs pendant les réunions lors de la prise de décisions, et qu’il faut être adhérent de l’AAIL pour bénéficier du service de la miellerie, qui n’est bien sûr pas obligatoire. Les apiculteurs s’approprient son fonctionnement.

 

Antoine rappelle que la miellerie appartient à une filiale de la SODIL  : elle se doit d’être rentable, ou au moins en équilibre. Munun est une entreprise, il se peut que d’autres de ses activités vont s’arrêter.

Martial  : à Maré, le centre multi-services à disparu, il n’y a plus d’UCPA du fait de l’échec de l’association. On a de la chance à Lifou.

Antoine  : pour la SODIL, l’outil n’est pas menacé (l’investissement est raisonnable, son utilité croit). La SODIL peut s’auto-financer, Waeren a bein la tête sur les épaules.

Martial  : par rapport à beaucoup d’autres filières, la nôtre tourne bien.

Philippe  : plus la miellerie est utilisée, plus il y a de production de cire, c’est un plus pour la filière.

Antoine montre l’utilité de faire un bilan comptable, pour voir ce qui coûte dans une exploitation apicole.

 

Noël trouve que le matériel est cher.

Ludovic montre le côté pervers d’attendre systématiquement des subventions, et que finalement ceux qui produisent longtemps se reposent plus sur leurs propres efforts que sur l’assistance des finances publiques.

Antoine  : la filière est rentable. Il y a aussi l’ADIE et la BCI pour aider au lancement d’un projet, en plus de la PIL.

Ludo  : attention à la qualité des ruches, le bois léger ne dure que quelques années tandis que le bois dense dure 10 à 20 ans. Il préfère les ruches «  Thomas  » que «  Icko  ».

Philippe  : l’amortissement d’une ruche est très rapide (2-3 ans, contre 5-6 ans pour la filière vanille)

 

 

SANITAIRE

 

Il faut lancer la campagne.

Lifou peut être un compartiment sanitaire, agréé pour l'export (bateaux australiens à Easo), avant la Grande Terre, si la campagne de visite est régulière et efficace pendant quelques années d'affilée. Il faut prouver notre statut sanitaire.

Adèle couvrira la zone d'Hunëtë à Kumo, Jules de Mucaweng à Nang, Katan le plateau et le Gaica, Ludo le littoral du Lössi. Waihmenë sera à «  partager  » entre les 4 ASA en poste.

 

Antoine  : 1ère étape  : former les ASA et faire tourner le réseau. 2Ème étape  : éviter l'entrée des maladies  !! Nous avons beaucoup de chance de ne pas avoir de loques... La sensibilisation des transporteurs est totalement vitale  !

Jean-Pierre  : à quand la campagne  ? Tous les apiculteurs doivent jouer le jeu. Il faut laisser les ASA nous visiter. C'est dans l'intérêt de toute la filière  !

Ludo  : on commence dès que possible.

 

Pierre-Benoît  : nous pourrons participer au Salon International de l'Agriculture à Paris, avec la CANC  ! Il y a un concours pour les produits apicoles.

Jean-Pierre  : avec la miellerie, on ne sature déjà pas le marché local... On est une cinquantaine, demain quand ce sera saturé on sera content d'exporter ou de vendre à Easo.

 

Antoine  : il faut aussi continuer à se protéger  : par exemple la menace du varroa qui est au Vanuatu. Il est très destructeur,

John  : peut-on avoir un appui de la PIL pour la sensibilisation  ?

Antoine  : Il y a une réglementation qui se met en place, mais le plus important est la sensibilisation. A chaque fois qu'il y a une annonce de vente de ruches sur la Grande-Terre, cela lui fait peur.

Ludo rappelle qu'il y a un projet de conception d'affiches et de tracts par l'association.

Pierre-Benoît propose que la PIL fasse des panneaux, comme pour le bunchy-top.

Antoine précise que c'est une action prioritaire, qui ne devrait pas ête limitée faute de budget par exemple  : il pourrait y avoir un budget supplémentaire si besoin.

 

Philippe  : le CPA va faire un échantillonnage pour détecter les loques. Il y a 30 pots à prélever, à répartir sur les 3 îles.

 

 

Projet QUALITÉ

(description du projet par Ludo)

 

Pierre-Benoît  : c'est comme pour les ASA, c'est un plus pour l'export.

Noël  : nous sommes peu pollués par rapport à la Grande Terre.

Antoine rappelle que le Décis est quand même très utilisé  : ça tue aussi les abeilles,

Jules  : il y a eu de nombreuses analyses pour les métaux lourds, c'était bon.

 

Philippe  : il y aura un groupe de travail sur la qualité du miel, piloté par le CPA.

 

 

Renouvellement du BUREAU

 

Jean-Pierre rappelle que l'association existe depuis 2010 (avec Xanë comme président les 2 premières années).

 

Le bureau actuel  :

  • président  : Jean-Pierre Hnawia

  • vice-président Maré  : Joc

  • vice-président Ouvéa  : Nestor

  • Trésorière  : Adèle

  • secrétaire  : Ludo

 

Les actions prévues pour 2016  :

  1. participation aux fêtes événementielles

  2. action annuelle (2016  : déplacement à Maré)

  3. relation avec la PIL, l'UCPA, le CPA

  4. réunions techniques (CPA, CANC)

  5. sensibilisation

  6. démarche qualité (analyses, signe de qualité)

  7. actions avec le CPA  : RESA, conservatoire de l'abeille noire

 

Jean-Pierre laisse sa place, il n'a plus le temps  !

 

Ludo est déçu du peu de membres à se déplacer aux réunions.

Noël propose de se retrouver au moins tous les 3 mois.

Pierre-Benoît  : il vaut mieux reporter les élections pour avoir le qorum  : la date est mal tombée avec le pont.

Ludo rappelle que c'est la 2ème AG, pas besoin du quorum pour voter.

 

Il est proposé que Ludo et Adèle gardent leur poste, et qu'on choisisse un nouveau président uniquement.

Parmi les candidats  : Pierre-Benoît, John, Noël et Mawé (absent mais volontaire), c'est Pierre-Benoît Wangane qui a été élu.

 

Jean-Pierre remercie pour le chemin ensemble. On fait appel à tous pour participer  !

 

Pierre-Benoît remercie pour la confiance. Il a œuvré dans l'apiculture depuis 2005-2010, a suivi de loin ce qu'a fait l'association. En parallèle, ça fait chaud au cœur d'être président  ; Il est prêt à donner de son temps pour faire avancer les projets.

 

John propose son aide pour travailler sur la sensibilisation.

 

Adèle annonce que le solde du compte est à 210 000 F.

La cotisation est de 2000 F pour l'année.

 

La séance est levée.