Compte rendu de la réunion de

L’Association des Apiculteurs des Îles Loyautés (AAIL)

Le mercredi 21 décembre 2016, à 12h30, à la Case de l’Entreprise, Lifou.

 

 

Etaient présents :

WAIKATA Katan

WEJIEME Weniko

JEVEAU David

FOREST Kevin

PASSA Noël

WAYEWOL Waeren

BARNAUD Antoine

UTCHAOU Nestor

HALUNE Daniel

ITA Willy

ITA Anna

ZEOULA Delphine

EHNYIMANE Martial

EHNYIMANE Adèle

LUEWADIA Ernest

XUMA Philippe

IHAGE Roger

READ John

 

La réunion de l’AAIL s’est donc tenue à la case de l’entreprise le mercredi 21 décembre 2016. La séance a été ouverte à 13h.

Les thèmes abordés lors de la réunion sont les suivants :

1) Point sur le fonctionnement de la miellerie

2) Actions menées à Ouvéa

3) Actions avec le CPA (RESA, Formations, rucher sentinelle etc...).

4) Bilan action et finance 2016

5) Actions et dépenses pour 2017

 

1)      Point sur le fonctionnement de la miellerie

Bilan : de mars 2016 à aujourd’hui, la production de miel est de 1,6 tonne. Etant donné que la production de miel est calculée du 1er avril au 31 mars, il reste encore 3 mois avant de clôturer ce chiffre et le comparer à l’année précédente. Environ 10 apiculteurs se servent de la miellerie actuellement, à peu près pareil que l’année dernière.

La question se pose donc : pourquoi il n’y a pas plus d’apiculteurs qui se servent de la miellerie ?

Les réponses données par l’assemblée sont les suivantes :

- Peut-être que financièrement, les apiculteurs préfèrent acheter leur matériel d’extraction et vendre eux même leur miel, surtout ceux qui ont beaucoup de ruches. On pourrait peut-être reconsidérer le prix d’achat du miel.

- Peut-être faudrait-il une personne à temps plein sur la miellerie ou prendre un saisonnier lors de la forte période afin d’augmenter la capacité de la miellerie, la rapidité d’extraction et de ce fait éviter l’attente des apiculteurs.

- Il faudrait proposer un fonctionnement en fonction des saisons.

- Il est proposé d’augmenter le nombre de jours de travail à la miellerie par semaine : de 2 à 3 jours.

- L’accès à la miellerie est réservé uniquement aux adhérents de l’AAIL pour éviter de perturber le fonctionnement de cette dernière et le travail du personnel. L’AAIL doit fournir la liste (à jour) des adhérents de l’AAIL à Waeren.

- Il est également proposé et fortement conseillé que les apiculteurs, qui déposent leurs cadres à la miellerie, aident Didier pour aller plus vite. Ceci permettrait, durant la bonne saison, de limiter les embouteillages pour l’utilisation de la miellerie.

- Egalement pour un travail plus efficace, il est demandé aux apiculteurs de venir avec un minimum de 24 cadres afin d’éviter de faire tourner l’extracteur à moitié plein.

- Il est également demandé aux apiculteurs qui ont un moyen de locomotion, d’amener eux même les cadres à la miellerie afin de faire gagner du temps à Didier. Une idée est soulevée : on pourrait peut-être revoir le prix d’achat du miel en fonction du degré d’aide à la personne (transport des cadres, aide à l’extraction,…)

Antoine Barnaud intervient pour ce qui concerne l’aide à l’achat de l’atelier cire (d’une valeur de 400 000 XPF). La PIL est en attente du retour du consulat de Nouvelle Zélande pour une aide financière pour valider le projet (c’est en bonne voie). L’atelier cire ne pourra être utilisé que par le personnel de l’UCPA et les adhérents de l’AAIL.

 

2)      Actions menées à Ouvéa

Nous remercions Nestor de sa présence à la réunion. Il nous informe qu’il est le seul apiculteur réellement installé à Ouvéa mais qu’il y a deux autres personnes qui se lance dans ce projet.

Antoine nous informe que l’IRD avec la PIL réalise actuellement une étude sur l’aspect envahissant de l’abeille sur Ouvéa. Cette étude a pour but d’appuyer  ou non l’installation de nouveaux apiculteurs sur l’île. Ce premier diagnostic de l’impact de l’abeille domestique permettra d’aborder le sujet de l’installation d’apiculteurs pour deux autres îles dépourvues d’abeille : Belep et Tiga.

 

3)      Actions avec le CPA (RESA, Formations, rucher sentinelle etc...)

Intervention de Philippe Xuma :

Il faut dynamiser le réseau ASA : en 2016 le système ASA n’a pas bien fonctionné, il n’y a que Ludovic qui a fait des visites sanitaires. Il faut que les apiculteurs des îles appellent les ASA pour contrôler leur rucher. Il faudrait effectuer au moins une visite par an minimum afin de garantir une bonne surveillance. A l’avenir, si cette habitude est prise, l’export du miel des îles Loyauté pourra être envisagé. A long terme cette bonne pratique pourra également être un critère d’accès à la miellerie pour éviter la prolifération de maladies. A noté que pour un rucher de moins de 35 ruches, l’apiculteur ne paye rien, c’est l’ADECAL qui prend en charge la rémunération de l’ASA.

Philippe nous informe également que tous les ASA de Nouvelle Calédonie se retrouvent le 12/01 pour faire un point sur les actions de 2016 sur tout le territoire. L’animatrice RESA doit également venir le 19/01 sur Lifou.

En effet, le RESA, met actuellement en place sur Lifou 3 rucher sentinelle (rucher à risque  comme par exemple proche de la marina). Ces ruchers seront contrôlé tous les 3 moins pour surveiller l’existence, l’apparition, … de maladies.

 

4)      Bilan action et finance 2016

Le bilan financier 2016 n’a pas pu être donné car Adèle, notre trésorière, n’avait pas ses documents avec elle. Néanmoins Adèle nous donne un chiffre approximatif de + 883 000 XPF sur le compte de l’AAIL. D’après Martial, l’aide de la province doit être dépensée avant mars 2017 pour prétendre à une nouvelle subvention.

Les actions de l’AAIL 2016 sont une présence aux foires de Lifou et également quelques déplacements sur Nouméa.

 

5)      Actions et dépenses pour 2017

Idée de dépenses pour 2017 proposées :

- Créer des flyers de sensibilisation aux maladies et un panneau

- Réparer le gaufrier de l’UCPA ou en acheter un neuf en attendant le nouveau financé par la PIL.

- Acheter un gaufrier pour les apiculteurs (adhérents de l’AAIL) de Maré. Ce dernier serait installé chez une personne pouvant accueillir les autres apiculteurs.

Dépenses du budget validé :

Acheter deux gaufriers (un pour Lifou et un pour Maré) et 2 pompes d’aquarium de 30W pour faire le circuit fermé. Un gaufrier est estimé à 270 000 XPF soit 540 000 XPF pour l’achat des deux gaufriers et une pompe de 30W coute environ 6 000XPF soit un total de dépense de : (270 000 x 2) + (6 000 x 2) = 552 000 XPF de dépenses prévues.

Martial se propose de téléphoner à Joch à Maré pour identifier le lieu idéal où implanter le gaufrier et pour discuter de l’organisation pour l’utilisation de ce dernier.

A terme Lifou se retrouverait avec deux gaufriers si l’on compte celui qui va être financé par la PIL. Cette situation est idéale pour une production efficace de cire gaufrée et dans le cas où l’un des gaufriers tomberait en panne.

Action 2017 prévues :

- Pour la fête du miel et du santal : demander aux apiculteurs participants au stand de réserver un stock de produit pour cette occasion (car cette fête tombe en basse saison).

- Présence de l’AAIL sur les autres fêtes à Maré et Ouvéa.

- S’organiser pour les fêtes au moins 3 mois à l’avance.

- Faire une réunion de l’AAIL tous les 3 mois.

 

A l’avenir, Philippe nous signale qu’il faudrait qu’un membre du bureau de l’AAIL soit présent au comité technique du CPA pour parler au nom de l’association.